La solitude use autant que la maladie: des journées entières sans parler à personne, une famille inquiète à distance, des petits risques qui s’accumulent en silence. La présence-surveillance met une personne fiable et chaleureuse dans le quotidien de votre proche, pour la compagnie autant que pour la sécurité.
En bref: la présence-surveillance combine compagnie (conversation, jeux, marche, activités) et surveillance légère (sécurité, rappels, œil attentif sur l’état général) au domicile de l’aîné. Elle s’adresse aux personnes âgées de la Mauricie qui vivent seules, s’isolent ou ne peuvent plus rester seules de longues heures. Le tarif généralement observé en région va de 24 à 38 $ l’heure, admissible au crédit d’impôt de 40 % pour les 70 ans et plus. Pour une demande, remplissez notre formulaire de contact: rappel sous 24 h ouvrables, puis mise en relation avec une ressource de la région.
En quoi consiste la présence-surveillance
C’est le plus humain des services d’aide à domicile: une visite dont le cœur est la relation.
- Compagnie et conversation: prendre un café, écouter les histoires, regarder les photos, jaser de l’actualité.
- Jeux et activités: cartes, casse-têtes, mots croisés, tricot, musique, lecture à voix haute.
- Marche et sorties de proximité: une promenade dans le quartier, un tour au parc, quelques minutes dehors qui font toute la différence pour le moral et la mobilité.
- Surveillance légère: s’assurer que la personne mange, boit, se déplace sans danger; rappels pour les routines (sans administration de médicaments).
- Petits coups de main: collation, courrier, plantes, rangement léger.
- Œil attentif et compte rendu: changements d’humeur, d’appétit, de mobilité ou de mémoire signalés à la famille, pour agir tôt. Pour toute inquiétude de santé, la référence demeure Info-Santé 811 ou le médecin.
- Lutte à l’isolement: pour bien des aînés, cette visite est le rendez-vous le plus attendu de la semaine.
La présence-surveillance n’inclut pas les soins d’hygiène (voir aide à l’hygiène) ni les soins de nuit (voir nuit et 24 h), mais se combine très bien avec eux.
Pour qui?
- La dame de 88 ans qui ne sort plus. Depuis la pandémie, ses habitudes sociales se sont éteintes. Ses enfants remarquent qu’elle parle moins, mange moins. Deux visites par semaine, avec marche et jeux de cartes, ravivent l’étincelle.
- Le monsieur qui ne peut plus rester seul l’après-midi. Sa mémoire flanche et il lui arrive d’oublier un rond de poêle. Sa fille travaille à Trois-Rivières et s’inquiète chaque jour. Une présence de 13 h à 17 h sécurise la maison et rassure tout le monde.
- Les enfants qui vivent loin. Fils à Québec, fille en Ontario, maman à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Une visite hebdomadaire avec compte rendu leur donne des yeux et des oreilles sur place, sans transformer chaque appel en interrogatoire.
- Le conjoint aidant qui a besoin d’air. Pendant que l’intervenante tient compagnie à madame, monsieur va à ses rendez-vous ou joue aux quilles. La frontière avec le répit pour proche aidant est mince, et c’est tant mieux.
Combien ça coûte en Mauricie?
Pour la présence-surveillance et la compagnie à domicile, la fourchette généralement observée en région se situe entre 24 et 38 $ l’heure, selon la durée des blocs et le niveau de surveillance requis. Les visites de 3 heures et plus sont la norme; les longues plages régulières se situent souvent dans le bas de la fourchette. Certains organismes communautaires de la Mauricie offrent aussi des visites d’amitié bénévoles, en complément d’un service structuré.
Le crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés (70 ans et plus) couvre 40 % des dépenses admissibles pour les services de présence et de surveillance (plafond de dépenses de 19 500 $ pour un aîné autonome, 25 500 $ si non autonome, avec réduction selon le revenu familial au-delà d’un seuil).
Exemple concret: deux visites de 3 heures par semaine à 28 $/h = environ 728 $/mois. Après le crédit de 40 %, le coût net revient à environ 437 $/mois. Validez votre situation avec le calculateur du crédit d’impôt.
Comment ça fonctionne
- Vous faites votre demande via notre formulaire de contact: ville, horaire souhaité, personnalité et intérêts de votre proche.
- On vous rappelle sous 24 h ouvrables pour cerner les besoins: compagnie surtout, ou surveillance plus soutenue.
- Mise en relation avec une ressource de la région: votre demande est transmise à une ressource appropriée près de chez vous, qui planifie une première visite de rencontre.
Questions fréquentes
Quelle différence entre présence-surveillance et répit?
C’est le point de vue qui change: la présence-surveillance répond au besoin de l’aîné (compagnie, sécurité), le répit répond au besoin du proche aidant (du temps pour soi). Sur le terrain, la visite se ressemble beaucoup; ce qui compte, c’est de bien définir les attentes au départ.
La personne peut-elle administrer les médicaments?
Non. Une ressource de présence peut faire un rappel amical (« c’est l’heure de vos pilules »), mais l’administration et la gestion des médicaments relèvent du domaine de la santé. Pour organiser la médication, parlez-en au pharmacien (piluliers) ou au CLSC.
Combien d’heures par semaine pour briser l’isolement?
Même une seule visite hebdomadaire de 3 heures change la dynamique: elle crée un rendez-vous attendu, une relation, un point de contact fiable. Les familles ajustent ensuite selon la réponse de leur proche; beaucoup passent à deux ou trois visites une fois la confiance installée.
Et si mon proche montre des signes de perte cognitive?
La présence-surveillance convient tant que la personne coopère et que les risques restent légers. Quand l’errance, la désorientation marquée ou les comportements difficiles apparaissent, une ressource formée devient nécessaire: consultez notre page Alzheimer et troubles cognitifs.
Prochaine étape
À Trois-Rivières, plus d’une personne sur quatre a 65 ans ou plus, et à Shawinigan, presque une sur trois: l’isolement des aînés est l’enjeu silencieux de la région. Une présence régulière est le remède le plus simple. Faites votre demande via notre formulaire: rappel sous 24 h ouvrables, puis mise en relation avec une ressource de la région.
À voir aussi: répit pour proche aidant, accompagnement-transport et nos ressources à Shawinigan.